DIAL par Saika Katagiri : la lampe LED qui se règle comme un vieux téléphone à cadran

DIAL par Saika Katagiri : la lampe LED qui se règle comme un vieux téléphone à cadran
30 juillet 2026 /
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DIAL, la lampe dessinée par Saika Katagiri, designer industriel installé à Tokyo, se règle en glissant un doigt dans un trou du cadran, puis en tournant, tout simplement. Exactement le geste que faisaient nos parents, ou grand-parents pour appeler quelqu’un, à l’époque où composer un numéro prenait plus de temps que la conversation.

Le projet a été présenté au SaloneSatellite lors de la Milan Design Week cette année, ce rendez vous où l’on croise toujours des jeunes designers avant que les catalogues ne s’en emparent.

DIAL par Saika Katagiri : la lampe LED qui se règle comme un vieux téléphone à cadran

Comment fonctionne l’interface de DIAL ?

Le cadran tourne, la luminosité suit, comme un module de réglage de l’intensité. Pas d’application, pas de télécommande égarée sous le canapé, pas de menu à trois niveaux, ou de bouton, la fonction est cachée dans la forme.

Le geste est continu et progressif, ce qui change la relation à la lumière : on ne choisit plus entre allumé et éteint, on façonne une ambiance. Saika Katagiri parle d’une petite joie à modeler la lueur, et le mot semble juste. Un interrupteur unique se trouve sur le dessus. Il permet à DIAL de basculer dans un autre rôle, celui d’unité de commande capable de piloter d’autres luminaires de la pièce. Une lampe qui devient chef d’orchestre, en somme, ce qui donne au petit objet une autorité que sa taille ne laissait pas deviner.

Quels matériaux et quelle forme pour cette lampe ?

Le corps associe plastique et métal, avec une source LED et ses composants électroniques logés à l’intérieur. La finition est une peinture mate à 20 % de brillance, ce qui limite les reflets parasites sur une surface courbe et laisse la couleur faire le travail. Trois teintes sont proposées : gris, noir et sable beige.

Le point intéressant tient au double rôle du cadran. Il sert d’interface, mais il fait aussi office de volet occultant. C’est lui qui cache la source et détermine la silhouette. La proportion basse n’est donc pas un effet de style : elle découle de la fonction. Avec 400 lumens environ, une température de 2300 K et une distribution omnidirectionnelle, DIAL ne cherche pas à éclairer un plan de travail. Elle produit une lumière chaude et indirecte, du genre à accompagner une fin de soirée. On retrouve ici une préoccupation qui traverse le design japonais du luminaire, visible par exemple dans la lampe Haori d’Atsushi Shindo ou dans la O Series d’A POC ABLE ISSEY MIYAKE avec atelier oï, où l’abat jour compte autant comme filtre que comme décor.

Qui est Saika Katagiri ?

Née à Tokyo en 1990, Saika Katagiri est diplômée d’un master de l’école d’ingénierie du design de l’université Hosei. Elle a travaillé sur l’éclairage chez un grand fabricant japonais d’électroménager, puis en agence sur du mobilier, des appareils domestiques et des objets du quotidien, avant de fonder SAIKA DESIGN STUDIO. Le studio revendique une recherche d’harmonie entre les personnes, les objets et les environnements. Le reste de son travail confirme cette attention au geste : la Lambda Chair, une chaise pliante qui tient debout une fois pliée, ou Nest, un portemanteau construit comme un bosquet de branches.

Une lampe de table encore à éditer

DIAL est aujourd’hui un prototype, et la designer cherche un éditeur. C’est souvent le moment le plus fragile pour un projet de ce type, entre la démonstration convaincante et la mise en production. On a déjà vu des lampes à poser trouver leur public en misant sur un geste simple, comme la NOD de Tiptoe et son système de hochement de tête, ou sur une logique d’usage assumée, comme la lampe modulaire Mod u de Joanne Odisho. Le SaloneSatellite reste un bon terrain pour ce genre de rencontre, on l’a encore constaté dans notre carnet de bord milanais 2026 et en suivant des parcours comme celui de Talia Luvaton et sa collection TRACE.

DIAL par Saika Katagiri : la lampe LED qui se règle comme un vieux téléphone à cadran

Plus d’informations sur la designer : Saika Katagiri

By Blog Esprit Design


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À propos de l'auteur
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Vincent Roméo
Fondateur, rédacteur en chef chez 
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Gardien de la maison BED, fondateur, dévoué je passe mon temps à veiller la nouveauté qui vous fera briller les yeux. En parallèle : Head of digital & Associé 14 septembre - Groupe Extreme

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