Facade Modular Chair : la chaise qui change de peau sans changer de squelette

Facade Modular Chair : la chaise qui change de peau sans changer de squelette
25 août 2026 /
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Acheter une chaise revient souvent à répondre à un besoin immédiat, mais c’est souvent une pièce qui dure dans nos intérieurs. Hors, est ce qu’on l’aimera encore dans dix ans, dans un autre appartement, avec un autre mur derrière elle ? Le designe coréen  Junha Kahm préfère poser la question différemment.

Son projet baptisé Facade Modular Chair part du principe que la réponse peut évoluer, donc la chaise également. La structure, l’armature reste mais c’est l’habillage qui se remplace.

Facade Modular Chair : la chaise qui change de peau sans changer de squelette

Pourquoi emprunter le mot façade au bâtiment ?

Sur un immeuble, la façade est la partie la plus exposée, elle prend la pluie, la lumière, la mode aussi. Sur les projets bien pensés, on peut la reprendre sans toucher à l’ossature. Junha Kahm applique cette logique à une assise domestique : le cadre en tube d’acier joue le rôle de structure porteuse, les panneaux clipsés jouent le rôle de bardage.

Le cadre est construit sur un rapport de proportion de 1 pour 2, ce qui donne à la chaise une trame minimale, presque une grille a accorder. On reconnaît le registre de l’architecture industrielle sans que la chaise se déguise en maquette de bâtiment. La formule affichée par le designer résume l’intention : un point, seize panneaux, une infinité de façades.

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Quels matériaux forment la Facade Modular Chair ?

Deux familles de matières, pas plus. Le tube d’acier inoxydable brossé pour l’ossature, le PETG pour tout le reste.

Le PETG est un plastique semi rigide, léger, qui accepte bien la couleur et se décline en translucide comme en opaque. Il forme les huit panneaux symétriques qui composent l’assise et le dossier : les pièces A et B se répondent en miroir, de part et d’autre. Ce choix de symétrie n’est pas décoratif, il divise le nombre de références à fabriquer et rend le remplacement d’une pièce cassée réellement praticable. Beaucoup de projets promettent la réparabilité, peu survivent au moment où il faut commander la pièce détachée.

Le PETG revient aussi dans les raccords, moulés en blanc, en forme de coude arrondi. Ils viennent se placer aux intersections du cadre et créent un contraste doux avec le métal brossé. Les angles sont précis : 14 degrés pour l’écartement des pieds arrière, avec des variations de 3 et 8 degrés aux autres points de liaison. Résultat, une silhouette légèrement inclinée vers l’avant, stable, qui évite la raideur du tube pur.

Le démontage change t il vraiment quelque chose ?

Les panneaux se fixent au cadre par boulons et inserts taraudés. Rien de chirurgical, un tournevis suffit. Une fois séparée, la chaise se réduit à un lot de pièces qui tient dans un panier de supermarché. Junha Kahm a intégré cette image au projet, et elle fonctionne à la fois comme argument logistique et comme petite pique adressée au mobilier qu’on ne peut pas déplacer sans mobiliser trois amis et un utilitaire.

Cette approche rejoint une famille de projets déjà suivis ici. La chaise Blink de Teknion et Formway Design se démonte intégralement, sans adhésif permanent. La Beluga de Polimair mise sur le monomatériau et la réparation pièce par pièce. La Som Chair d’Eva Dugintseva s’assemble sans vis ni colle. Côté tube métallique et montage rapide, la collection Glissade de Christian Heykoop fonctionnait déjà comme une tente de camping, et Échelle 1 de Lila Guédin montait ses assises en aluminium sans visserie.

Comment la couleur transforme la même chaise ?

En version translucide, la structure d’acier se devine derrière le panneau et l’objet reste visuellement léger. En opaque, la chaise change de registre : le blanc l’oriente vers le studio ou la salle à manger contemporaine, l’orange ambré vers la terrasse et la lumière rasante. Même géométrie, même ossature, autre personnalité.

Quid de pouvoir, aussi faire évoluer les matériaux ?

Ce jeu entre matière colorée et transparence rappelle la collection Flare de Draga & Aurel, qui exploitait la lucite pour faire varier les couleurs selon la lumière du jour. La différence, ici, est que la variation ne dépend pas du soleil mais d’une décision, prise après l’achat.

Le discours sur la durabilité du mobilier porte beaucoup sur le sourcing des matières. La longévité par la réparation et le renouvellement visuel reste moins traitée, alors qu’elle demande souvent moins d’innovation matériau et plus de rigueur dans le dessin de l’assemblage. La Facade Modular Chair pose la modularité comme un fait de construction plutôt que comme un argument commercial, dans la lignée d’exercices déjà vus sur le blog comme le système USM Haller réinterprété par dix créateurs ou l’assise modulaire Knit One de Paul Crofts Studio.

Plus d’informations sur le designer : Junha Kahm sur Behance

via Yanko Design

By Blog Esprit Design

English version
Facade Modular Chair by Junha Kahm: architecture logic applied to a domestic seat

South Korean designer Junha Kahm has developed the Facade Modular Chair around a single idea borrowed from building design: keep the structure, replace the skin. The chair combines a brushed stainless steel tube frame, built on a 1:2 proportion ratio, with eight symmetrical PETG panels that bolt onto it using threaded inserts. Panels A and B mirror each other across seat and backrest, which reduces the number of parts to manufacture and makes spare part replacement realistic rather than theoretical. Rounded elbow joints, moulded in white PETG, sit at the frame intersections, with rear leg splay set at 14 degrees and additional 3 and 8 degree variations elsewhere.

PETG is semi rigid, lightweight and takes colour well. Translucent panels reveal the metal frame beneath; opaque white and amber orange versions shift the chair’s character entirely. Fully dismantled, the components fit inside a standard shopping basket. The project reframes furniture sustainability around repairability and visual renewal rather than material sourcing alone, and remains a concept seeking a manufacturer.


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À propos de l'auteur
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Vincent Roméo
Fondateur, rédacteur en chef chez 
Blog Esprit Design
Gardien de la maison BED, fondateur, dévoué je passe mon temps à veiller la nouveauté qui vous fera briller les yeux. En parallèle : Head of digital & Associé 14 septembre - Groupe Extreme

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