Retour sur l’exposition AD Intérieurs 2016

23 septembre 2016 /
9 commentaires

Alors que l’exposition AD Intérieurs 2016 vient de se clôturer, BED vous propose un retour sur ses pièces marquantes.

Retour sur l'exposition AD Intérieurs 2016

Après avoir investi de prestigieux espaces pour ses précédentes éditions tels que Artcurial, le Musée des Arts Décoratifs ou encore le Palais d’iéna lors de l’édition 2015, cette année AD Magazine (qui fête cette année ses dix ans) a élu l’Hôtel de la Monnaie de Paris  afin d’y présenter le travail de ses 14 décorateurs et architectes invités, avec une scénographie signée Adrien Gardère sous forme de 4 boîtes miroitantes posées dans le salon Guillaume Dupré:

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Retour sur l'exposition AD Intérieurs 2016

Le thème de l’édition de cette année étant: “Univers de Collectionneurs”, les talents invités ont proposé chacun leur interprétation, sous formes variées et diverses:

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La Cuisine en réflection d’Ora-Ïto

« La cuisine est la pièce centrale de la maison, celle où l’on se retrouve au quotidien autour des repas. C’est aussi l’endroit le plus couru pendant les fêtes », s’amuse Ora-ïto, qui développe un jeu de correspondances graphiques entre des éléments de rangements muraux laqués bleu et un sol rayé conçu par Daniel Buren. Une table et quelques chaises composent cet espace architecturé qui se reflète à l’infini dans des miroirs, dans lesquels nombre de visiteurs ont tenté de rentrer tant le jeu d’illusion était réussi.

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La chambre précieuse de Baciocchi Assosiati

Roberto Baciocchi imagine un lieu tout en contrastes ; une chambre rêveuse, étrange et onirique, mais pourtant rigoureusement architecturée. Un lit hollywoodien en forme de coquillage otte dans une pièce structurée par des jeux de collages cubistes. Applications de velours aux murs, tissage de moquette, plaques de bronze des appliques murales dessinent des carrés. Le lit invite à contempler une vitrine recelant une collection de bijoux anciens.

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Le Studiolo de Fabrice Ausset

L’espace est sculptural : une coupole en métal tissée surplombe deux banquettes graphiques placées en vis à vis de part et d’autre d’une cheminée en acier gravé. Une monumentale bibliothèque en laiton accueille les pièces d’une collection d’art contemporain. Des œuvres colorées qui se détachent dans cet espace serein aux douces tonalités de bois, pierres et métaux. Découvrez prochainement les détails de cette pièce ici.

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La salle de bains d’une égérie de Daniel Suduca et Thierry Mérillou

Il s’agit d’une salle de bains à la mémoire d’Annabelle Buffet, dont le portrait peint par son mari Bernard Buffet orne la pièce. À une architecture classique,
en harmonie avec celle de la Monnaie de Paris, le duo confronte des éléments de toilette fantasques en céramique commandités à l’artiste portugaise
Bela Silva. Vasque, miroir et piètements de la baignoire insufflent leur poésie au décor, que renforce une coiffeuse de Claude et François-Xavier Lalanne.

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La galerie des empreintes de Raphael Navot

Le parquet en pavage de bois debout, sorte de mosaïque de bois, dessine des motifs circulaires au sol.
Raphael Navot s’emploie à apporter un traitement graphique au bois. Bibliothèque sculpturale, claustras vibrants, canapé abstrait définissent un paysage intérieur rêveur. Une double peau translucide apposée aux murs feutre l’espace.

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Le bureau Lhassa/Venise/Paris de Gert Voorjans

Les murs parme, le sol rouge et les plafonds en miroir définissent un univers intense et concentré.
« Ce bureau propose un parcours rêveur, qui part du Tibet pour arriver à Paris en passant par Venise ; mobilier et objets symbolisent chaque étape du voyage », assure le décorateur. Une collection de parures tibétaines, des portes italiennes en bois doré du XVIII siècle et un ensemble de mobilier Art déco français définissent une élégance nomade.

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Le living vidéo arty de Bismut et Bismut

Soucieux d’accompagner les évolutions des modes de vie, le duo imagine un lieu hydride tenant lieu de salon, salle à manger et cuisine. « Même s’ils sont aujourd’hui “déstructurés”, les repas demeurent le moment où l’on se retrouve en famille. » Pour symboliser cette fragmentation des usages, ils conçoivent un espace découpé, une table morcelée, un tapis divisé.

La sélection de vidéos présentées sur une mosaïque d’écrans provient de The Art of this Century, un ensemble de 400 œuvres numériques rassemblées depuis 2004. Dédiée au travail d’artistes contemporains chinois, cette collection consultable sur Internet, présentée à travers des expositions virtuelles ou disponibles en format électronique, accompagne les dernières avancées technologiques.

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Collection (détails) An Urban Zoo par Luiz Ferreira

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Le grand salon animalier d’Oitoemponto

Un immense canapé vintage du designer américain Adrian Pearsall invite à la contemplation. Les murs structurés par des arches en polycarbonate seventies s’ouvrent pour dévoiler une collection d’objets animaliers en argent dont les vitrines s’éclairent ou s’obscurcissent aux grès des envie du collectionneur. Cet espace spectaculaire, qui renvoie aux décors de James Bond autant qu’aux salons élyséens période Georges Pompidou, renouvellent un chic jet-set.

Tortue, canard et cigognes en argent massif serti de pierres semi-précieuses définissent un bestiaire pittoresque. Ce sont plus de 43 pièces rares de l’orfèvre portugais Luiz Ferreira (1940-2005), datant des années 1960-1970, qu’expose le duo. Ces objets décoratifs inspirés de la nature apportent une touche baroque
à ce salon épuré et serein.

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La garçonnière en grisaille de Tristan Auer

L’univers est résolument masculin. Le décorateur développe un espace monochrome mais vibrant.
Aux lambris ornés de fresques à la grecque en grisaille des années 1870 présentes dans le salon, Tristan Auer juxtapose des panneaux texturés en acier et miroir. De part et d’autre de la pièce, des bibliothèques structurent l’espace. Elles enchâssent une cheminée, une banquette et des œuvres d’art. Retrouvez prochainement les détails de la pièce ici.

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Le salon des sons de Jouin Manku

Placée au centre de la pièce, une capsule aux lignes fluides et organiques invite à s’installer pour écouter, confortablement assis sur une ample banquette, musique, bruits et autres sonorités proposés dans une bibliothèque sonore. « L’idée étant de proposer un lieu de détente dans lequel on peut partager des souvenirs sonores comme on le faisait autrefois autour des films. »

L’exposition AD Intérieurs 2016 se tenait du 3 au 18 Septembre à la Monnaie de Paris.

Site officiel : Ad Interieurs

Crédits photo: Seen By Kloé pour Blog Esprit Design

By Blog Esprit Design


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À propos de l'auteur
Kloé
Photographe freelance chez 
Seen By Kloé
Exploratrice freelance d’architecture et de design entre Paris et Oslo

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  1.  Assis  sur une chaise de théâtre Napoléon III noircie par la fumée  face à une chaise encore blanche Master des plasticiens  PP Starck + Quittlet  pour Kartell  ,    je pense  donc j’essuie mon ecran Apple (forcément)  plein  de buée.  Ma cuisine  qui n’est pas un palais de glaces  versaillais classieux  et doré   moyen orienté  mais  pourrait devenir   prochainement un petit palais de miroirs buréniens  pour l’agrandir  et désorienter  tout le monde, bouleverser leurs reperes spatio temporels  car elle doit faire 20  m2 ou moins….Voila tout ce que je retiens pour mon interieur… Merci Kloé….. J’aime l’art…. de  rien donc le minimalisme, l’art conceptuel,  et le design Diy   mais  je ne  place  jamais mes livres  sur  Sol Levitt, Carl André ,  Yves Klein et Buren   en cuisine…  J’aime aussi   l’art cinetique  et  Yaacov Agam … ah bon c’est un Ora Ito.. et il rentre au musée , au  Centre Pompidou…https://clubdeluxluxuryparadise.files.wordpress.com/2011/03/christofle2.jpg 

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    Mon message ne s’adressait pas tant aux visuels mais plutôt aux contenus de l’exposition…et à la critique de Télérama que je juge très sommaire, qui fait malheureusement abstraction de nombreuses pièces. 

    Tout à fait en accord avec vous sur le projet de Jouin Manku, qui s’avère être novateur, bien que difficile à mettre en image puisque basé sur l’expérience sensorielle. 
    Quand à Daniel Buren un peu partout et ses (nécessaires) assistants, cela est en effet un débat intéressant, qui peut également s’adresser à bon nombre de designers de renom…merci d’avoir soulevé la question. 
  3.  Il y a plus de points commun  entre le tamdem affiché jouin manku et  celui caché  d’ora ito par les bras droits …. qu’avec ces  décorateurs qui voguent pour moi sur une autre planète  dite de la haute décoration parisienne qui ne concernent   que très peu de clients potentiels….   La presse papier dit   que c’est le top de la décoration.. C’est  contestable, c”est une pièce (de monnaie) à vivre… et  surtout à montrer. Dommage qu’il n’y a pas  un filtre  en or dans Google  images ….. mais cette année , il y avait beaucoup de bleu,  pour être  tous dans les tendances couleurs….

  4. Les jeux de miroir ainsi que le sol rayé   de marbre blanc Tassos et de marbre noir Marquina   sont signés de  Daniel Buren, artiste  in situ  et/ ou de un  ou plusieurs de  ses  70 assistants . C’est   bien mis en oeuvre par  la Miroiterie de Paris et  par  Uni-Marbres   …. Le bleu Azur  et  la référence à la cuisine  de  Charlotte  Perriand  pour   la cité radieuse de le Corbusier  à Marseille sont de Ora ito……Le reste est un travail du studio OI   en assos avec le studio  de Scavolini., cuisiniste haut de gamme  italien… C’est très  bien marketé avec des bonnes RP par  Duende PR… http://www.duendepr.com/wp-content/uploads/2016/09/ito-daniel-2.jpg

  5.  Je fais une critique  d’image d’objet  et non une critique  d’image  photo ( je n’en ai pas la compétence même si j’ain travaillé  dans la pub) ou d’image d’ espace .  ce qui est  pratiquement impossible. Ceci dit  j’ai était interessé par le le dessin (dessin de  Snanjit Manku) et le dessein, c’est à dire le design  de l’agence  Jouin Manku… Je suis interessé par la liste des artisans qui sont derrière le decor et qui font souvent évoluer le dessin.http://www.patrickjouin.com/data/projets_2632c/fiche/220/image-galerie-media_dessin_snanjit_redresse_b0fb1.jpg

  6. Post
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    Tout d’abord merci d’avoir pris le temps d’apporter vos commentaires à cet article. 

    Je suis pour ma part en total désaccord avec Xavier de Jarcy, un critique  bien amère je trouve…Esprit Télérama oblige (groupe Le Monde contre le groupe Condé Nast). Il n’a à mon sens pas vraiment saisi l’esprit des AD Intérieurs qui est de laisser carte blanche aux décorateurs, de les laisser imaginer des pièces….qui ne se destinent pas, et ce, pour une fois à des clients! Donc en effet, peut être que parmi les éléments présentés en effet pas tous ne trouveraient sa place chez un particulier, et ce n’est pas le but recherché non plus. Pour avoir discuté avec les décorateurs, et passé une dizaine d’heures à la Monnaie de Paris à effectuer les prises de vue, je trouve injuste et sommaire l’article de Mr de Jarcy. Je salue les prises de risques et la singularité sans pourtant rechercher à me les approprier. 
    Le jeux de miroirs de la pièce d’Ora-Ïto -pour ne citer qu’un exemple-  est l’élément phare mettant en lumière le jeux du sol rayé et marbré de Daniel Buren….et je vous invite à découvrir les focus qui seront prochainement mis en ligne sur les pièces de Fabrice Ausset (plus complexe et technique que l’oeil ne le perçoit au premier abord) et de Tristan Auer, porteuse d’une véritable histoire…                                                                                                                                
  7.  Je suis d’accord avec  le papier  de Xavier de Jarcy, l’un des rares critiques de design qui reste  vivant dans la presse française: ” Le goût ne s’achète pasFauteuils Louis XIII orange, pot de fleurs-éléphant, canapés-baleines, aigles lumineux en terre cuite : d’une pièce à l’autre se déroule toute la liste du tape-à-l’œil qu’on n’aimerait pas avoir chez soiOn peut sauver à la rigueur la belle ambiance bleutée de la cuisine d’Ora-ïto (malgré l’insupportable jeu de miroirs) et le divan de Patrick Jouin et Sanjit Manku pour collectionneur d’ambiances sonores avec haut-parleurs intégrés. Un peu gadget, mais assez poétique.”

  8.  Le bleu canard laqué qui contraste  avec  le  jaune moutarde des pots de Jouve qui rythment les  horizontales des étagères , Tout cela est très épuré, tres graphique, tres geometique, tres coloriste , tres tendanseuse de tango, tres traits…  pas tres AD  interieurs… même avec un Sol…. Lewitt. J’adorerais  faire la cuisine sur  les colonnes de Buren Voila une induction qui je l’espere n’est pas à côté de la plaque  et vous  sera éclairante .

  9.  Je ne voudrais pas mettre en boites Ora @ ito  qui vient ici avec une cuisine modulaire  du marché  milanais qui serait inspirée  selon lui par Mondrian  et selon moi par Lago   Lego avec un sol rayé et marbré  de  Daniel Buren décontextualisé  , dé situ-é …..  par ici la Monnaie

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