Rencontre avec Amandine Urruty

Record cover for The Psychic Teens‘ future LP

Record cover for The Psychic Teens‘ future LP

On s’éloigne du Design me direz-vous, en effet, mais quel bonheur de partir à la rencontre de jeune artiste français talentueux comme Amandine Urruty ici interviewée par notre reporter Pierre B. Nous dirons que tout débute par un coup de crayon….

– Peux-tu nous présenter ton parcours et pourquoi t’es-tu orienté vers le graphisme ? 

J’ai toujours voulu être dessinatrice, mais étant plus jeune je pensais vraiment, d’un point de vue purement rationnel, que de choisir de devenir artiste serait une grossière erreur ! Je me destinais donc à une carrière de prof et dans ce sens-là je suis restée de longues années à la fac d’arts plastiques et appliqués… Une fois inscrite en doctorat, je me suis rendue compte que je m’étais un peu éloignée ce qui était ma passion première, à savoir le dessin, pas les livres. En parallèle j’avais déjà commencé à développer mon petit univers sur les affiches et pochettes de disque du groupe que j’avais à l’époque.

Après ma première commande d’illustration (c’était à l’époque pour le Nouveau Casino à Paris), tout s’est enchaîné assez rapidement, notamment en ce qui concerne les expositions, et je n’ai pas éprouvé beaucoup de regrets d’avoir laissé mes livres ! Depuis, j’ai participé à plus d’une quarantaine d’expositions en France et dans le monde, et j’ai eu la chance de pouvoir diversifier mes activités en m’adonnant par exemple à la peinture murale.

Rencontre avec Amandine Urruty

Rencontre avec Amandine Urruty

Espace de travail - Rencontre avec Amandine Urruty

Espace de travail – Rencontre avec Amandine Urruty

– Quelles sont les techniques de dessin que tu utilises majoritairement pour faire tes tableaux ?

C’est souvent une affaire de cycle. Si j’ai débuté par le dessin noir et blanc au stylo feutre, j’ai par la suite produit énormément de dessins très colorés. Fin 2012, j’ai décidé de revenir à mes premières amours, et à ce que je considère comme la base du dessin : le graphite.

Ce retour aux sources m’a permis de retrouver le plaisir de dessiner tel que je pouvais l’éprouver à l’époque de mes études, lors d’éprouvantes séances de dessin académique. Ce choix s’est peut-être également fait pour le côté pratique du travail en monochrome, j’étais beaucoup à vadrouille à cette période-là. Mais si je dessine aujourd’hui essentiellement en noir et blanc, paradoxalement je continue à peindre en couleur sur les murs !

– Comment choisis-tu tes sujets ? Quelle est ta principale source d’inspiration ? 

Mes sujets dépendent souvent de l’humeur du moment, et on retrouve dans mes dessins certains événements de ma petite vie… Mais de façon générale, ce qui m’aide le plus à choisir mes sujets est le fait de travailler principalement par séries, qu’elles soient thématiques ou formelles. Un jour ce sera le paysage classique, puis le portrait de famille, puis les objets flottants… Je peux venir débuter une nouvelle série ou compléter celles déjà existantes lorsque je le désire.

Bibendum - Rencontre Amandine Urruty

Bibendum – Rencontre Amandine Urruty

Balloon - Rencontre Amandine Urruty

Balloon – Rencontre Amandine Urruty

Chess - Rencontre Amandine Urruty

Chess – Rencontre Amandine Urruty

Egg Triptych - Rencontre Amandine Urruty

Egg Triptych – Rencontre Amandine Urruty

Family Portrait II - Rencontre Amandine Urruty

Family Portrait II – Rencontre Amandine Urruty

Pear - Rencontre Amandine Urruty

Pear – Rencontre Amandine Urruty

Rally ! Diptych - Rencontre Amandine Urruty

Rally ! Diptych – Rencontre Amandine Urruty

The Lesson - Rencontre Amandine Urruty

The Lesson – Rencontre Amandine Urruty

– Quelles sont tes influences ? 

J’aime Jérome Bosch, les Crados, Jacques Louis David, la nourriture grasse, Jeffrey Dahmer et les vieilles photos.

– Comment définis-tu ton style ?

Excellente question ! On parle beaucoup de Low Brow, de Pop Surrealism, d’illustration, de Street Art… Ce sont des termes un peu fourre-tout dans lesquels on range le pire comme le meilleur… Même s’il est évident que c’est dans cette famille-là que mon travail se situe, pour moi je fais avant tout du dessin. Un peu kawaï, un peu sombre, mi-figue mi-raisin mais surtout très saucisse.

– Comment s’est fait la rencontre avec Sergeant Paper ? 

Ma première collaboration avec Sergeant Paper s’est faite en 2012, à l’occasion de l’exposition « La French Touche » à laquelle participaient également, entre autres, Alëxone, Miss Van, Grems, Niark1… Nous avions édité un premier print très coloré car à l’époque je travaillais majoritairement aux crayons de couleur, flou de préférence.

Par la suite, en 2013, nous avons sorti une nouvelle série de prints, cette fois-ci en noir et blanc, à l’occasion de la résidence suivie d’une exposition solo que j’ai réalisée au Lieu Unique, à Nantes. Il s’agissait de huit petits portraits, rappelant les portraits photographiques d’époque. Cette petite collection a été complétée en fin d’année dernière par l’édition du « Portrait de Famille II », qui illustre parfaitement la nouvelle direction qu’a pris mon travail aujourd’hui.

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– Quelle est ton actualité ? Tes projets ?

Après avoir participé début janvier à une exposition collective à la Jonathan LeVine Gallery à New York, j’ai aujourd’hui repris mes crayons pour préparer tout plein de nouvelles choses : une exposition collective à Portland qui débutera en mars, ainsi que d’autres expositions à venir à Valence (Espagne), Tampa (Floride), à nouveau Portland, une expo solo à Paris en septembre, ainsi que deux ou trois murs qui m’attendent… J’ai du pain sur la planche !

Sergeant Paper est un éditeur d’œuvres d’art originales installé rue Quincampoix à Paris. Cette galerie met en avant les travaux d’artistes émergents ou confirmés, à travers de nombreuses expositions, événements et éditions d’œuvres uniques ou en série limitée. Le lieu est un art shop où se mélange à la fois des œuvres d’art imprimées à prix abordable, une sélection de livres, des tote bags, de la papeterie, ainsi qu’une ligne originale de vêtements (tshirts et sweats) éditée par Sergeant Paper sous le nom de Sergent Cotton.

N’hésitez pas à aller découvrir ce lieu, au cœur de Paris, et profitez-en pour aller voir leur prochaine exposition dans le cadre de la parution du roman graphique «The Spectators» de Victor Hussenot chez Nobrow. Sergeant Paper exposera des œuvres originales et quelques éditions limitées de l’artiste.

Plus d’informations sur l’artiste : Amandine Urruty

Des œuvres disponibles à l’achat chez : Sergeant Paper

Dans le shop parisien : « The Spectators » de Victor Hussenot Galerie Sergeant Paper Du 14 mars au 4 avril 2015 de 12h à 20h 38 rue Quincampoix 75004 Paris

Petite surprise arrive très vite sur le blog, pour ceux, tombés amoureux de ces œuvres, suspens….

By Blog Esprit Design


1 commentaire

 @ Pierre BayolQuelle technique de dessin et quel imaginaire  fantastique, inquietant voire angoissant! J’ai bonne mine, elle a fait peur aux enfants  Allo Dr Freud !!!!  Pour revenir  à  du volume ,  cette idée d’echecs avec des pions fantomes (hologramme?)  en voila une bonne idée  produit  pour un Ensci branché numerique comme toi….. Pour moi les  artistes, les graphistes  sont souvent tres inspirants pour les designers.

21.03.2015 12:03
prof Z

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